Comprendre
Ou refonder l'idée de l'Autre comme facteur de démocratie

Comprendre est une intention. 

En faire l'effort conduit à un incessant retour sur les éléments, et les convictions ne tiennent en aucun cas lieu de certitudes. L'impératif besoin de comprendre le monde dans lequel nous vivons nous oblige, encore et encore, à revenir sur nos certitudes. Y compris sur les préalables qui organisent ce qui pour nous, dans la lecture des faits, produit du sens.

Ici, ces préalables sont de deux ordres :

1 - rétablir la distinction théorique en matière politique entre "le" politique et "la" politique. Revenir sur un fondement touchant à la frontière entre ce qui est organisé et ne l'est pas. Avant, l'organisé, dans "le" politique, se trouvent les déterminants éthiques, après, des "systèmes" qui font la problématique du pouvoir, "la" politique.

2 - identifier comment le lien entre les deux ne se trouve plus être manifeste comme avant, par la seule lecture de l'organisé. Du fait d'outils nouveaux,cet assujettissement de l'interprétation se libère, et concrétise ce qui a toujours fait défaut à l'affirmation directe de la "volonté générale". Ici le terme d'agrégation tente de conceptualiser cette inversion complète de sens dans l'interprétation de ce lien, essentiel dans notre fonctionnement démocratique.            

Comprendre alors,

 que notre crise est avant tout morale,  

que certaines certitudes sont peut-être devenues croyances

qu'il est complexe de discerner l'avenir, 

que notre monde nous agrège plus qu'il ne nous associe.